Au Burkina Faso, la performance des entreprises agroalimentaires repose aussi sur la solidité des réseaux de petits producteurs qui les approvisionnent. À travers ses partenariats avec Kokuma SA, SIATOL SA et la Savonnerie Parfumerie du Houet (SPH), soutenus par le SSNUP (Smallholder SustaiNability Upscaling Program), Néré Capital déploie des programmes d’assistance technique qui vont au-delà du financement pour renforcer les compétences, structurer les organisations et améliorer durablement les conditions de production. Une démarche qui touche aujourd’hui plus de 5 600 petits producteurs et productrices dans les filières riz, soja et karité.
Kokuma SA, SIATOL SA et la Savonnerie Parfumerie du Houet (SPH), trois entreprises burkinabè respectivement actives dans les filières riz, soja et karité, bénéficient de programmes d’appui technique menés avec Néré Capital et SSNUP. Ce soutien vise à renforcer la productivité, la structuration et la résilience de leurs réseaux, qui rassemblent au total plus de 5 600 petits producteurs et productrices à travers le pays. À travers ces trois partenariats, Néré Capital confirme son engagement à accompagner des PME à fort impact jusqu’au dernier maillon de leur chaîne de valeur.
Trois entreprises, trois filières, un même défi

Kokuma SA est installée à Bagré, dans la région du Centre-Est. Depuis 2014, l’entreprise transforme du riz paddy c’est-à-dire du riz encore non décortiqué, tel qu’il sort directement des champs et a ouvert une partie de son capital à Néré Capital en 2021. Elle emploie aujourd’hui plus de 35 personnes et dispose d’une capacité de production de 40 tonnes de riz par jour, appuyée par un entrepôt de 500 tonnes. Cette capacité industrielle repose entièrement sur un réseau de plus de 300 ménages de petits producteurs, répartis dans le Centre-Est, l’Ouest et le Sud-Ouest du Burkina Faso, qui cultivent le riz que Kokuma transforme ensuite.
Or, ce réseau faisait face à un problème bien concret : des rendements en baisse. Trois causes se combinaient : le non-respect des itinéraires techniques (des étapes précises à suivre pour bien cultiver, du semis à la récolte), la dégradation progressive des sols, et le coût de plus en plus élevé des intrants agricoles comme les engrais. Moins de riz récolté, pour Kokuma, signifie moins de matière première disponible, et une dépendance accrue aux fluctuations du marché.
SIATOL SA, fondée en 2010 par M.Marcel OUEDRAOGO, est basée dans la zone industrielle de Ouagadougou-Kossodo. L’entreprise transforme le soja en deux produits bien distincts : le tourteau de soja, un résidu solide riche en protéines vendu comme aliment pour l’élevage avicole, et l’huile de soja, destinée à la consommation des ménages. Avec 176 employés, SIATOL s’approvisionne auprès d’un réseau considérable
de près de 4 500 petits producteurs de soja, situés notamment autour de Tenkodogo, Léo, Diébougou et Houndé ; des zones parmi les plus productrices de soja du pays.
Ce réseau, lui aussi, était fragilisé : le non-respect des bonnes pratiques agricoles, la dégradation des sols, et surtout la réduction des surfaces cultivables du fait de l’insécurité dans certaines zones rurales. Une situation d’autant plus préoccupante que la demande en soja, elle, continue de croître au Burkina Faso et dans la sous-région.
SPH (la Savonnerie Parfumerie du Houet), existe depuis 1996 et est installée à Bobo-Dioulasso, dans l’Ouest du pays. Elle fabrique du savon de lessive ainsi que des cosmétiques à base de karité: savons de toilette, gels douche, produits vaisselle, onguents. Son activité dépend d’un réseau de plus de 800 femmes transformatrices de karité, actives dans les localités de Noumoudara et de Yendéré. Ces femmes assurent, à la main ou avec des équipements rudimentaires, tout un travail de collecte, de cuisson et de transformation des noix de karité en beurre brut.
Leurs difficultés étaient d’un autre ordre: des équipements de transformation inadaptés, l’absence d’infrastructures pour stocker leur production, et un accès très limité aux services financiers. Ce qui les empêchait, par exemple, d’investir dans du matériel plus performant ou de lisser leurs revenus entre les saisons.Trois filières, donc, trois réalités différentes mais un même constat de départ, qui a guidé l’intervention de Néré Capital :
la performance d’une entreprise agro-industrielle ne peut jamais dépasser la performance du réseau de producteurs qui l’alimente. Investir dans l’usine sans investir dans le champ, c’est construire sur des fondations fragiles.
Un partenariat stratégique avec Néré Capital et SSNUP
Avec le soutien financier de SSNUP (Smallholder SustaiNability Upscaling Program) à hauteur de 80 % sur chacun des trois programmes, Néré Capital a déployé un accompagnement technique sur mesure pour chacune des filières :
- Chez Kokuma SA (budget total : 61 670 euros, dont 49 336 euros financés par SSNUP), le programme a permis de former 300 producteurs à l’itinéraire technique du système de riziculture intensive agroécologique et à la fabrication de compost et de fertilisant organique, de former les leaders coopératifs à la gouvernance, de déployer un système ERP de suivi et de traçabilité, et d’accompagner l’entreprise jusqu’à l’obtention de la certification HACCP.
- Chez SIATOL SA (budget total : 56 406 euros, dont 45 125 euros financés par SSNUP), il a permis de structurer 400 producteurs de soja au sein de 10 coopératives formelles, de former 100 leaders à la gestion coopérative, et de former 400 producteurs aux bonnes pratiques agricoles ainsi qu’à la littératie financière.
- Chez SPH (budget total : 41 466 euros, dont 33 173 euros financés par SSNUP), il a permis de former 100 leaders coopératifs à la gouvernance, d’apprendre à 500 femmes à convertir les déchets de karité en fertilisant organique, et de former 500 femmes transformatrices à la littératie financière pour faciliter leur accès aux institutions financières.

Un engagement commun pour des filières plus résilientes
Ces trois partenariats traduisent une même conviction : un investissement à impact ne se mesure pas seulement à la performance financière de l’entreprise soutenue, mais à sa capacité à faire progresser, en parallèle, l’ensemble du réseau de producteurs dont elle dépend. Les résultats en témoignent les rendements en hausse chez Kokuma et SIATOL, revenus renforcés chez SPH.
En accompagnant Kokuma SA, SIATOL SA et SPH, Néré Capital confirme sa volonté de soutenir des PME à fort impact tout en contribuant, très concrètement, à la résilience des filières agricoles et à l’amélioration des conditions de vie des petits producteurs burkinabè.
À propos du soutien de SSNUP
Le Smallholder Safety Net Upscaling Programme (SSNUP), en partenariat avec ADA (Appui au développement autonome), est un programme international d’assistance technique dédié au renforcement des filières agricoles et des réseaux de petits producteurs. Il finance jusqu’à 80 % des programmes d’accompagnement technique portés par des institutions financières et des fonds d’investissement à impact comme Néré Capital, au profit d’entreprises agro-industrielles et de leurs réseaux de en Afrique et en Amérique latine.
Vous accompagnez un réseau de petits producteurs et souhaitez en savoir plus sur les programmes de Néré Capital ? Contactez-nous à info@nerecapital.com
ADA : adaimpact.lu
Kokuma SA: kokumabf.com
SIATOL SA : siatol.bf
SPH: sph-burkina.com










